
« Je n’écrirai jamais mes mémoires « : après avoir répété cette décision en boucle pendant de nombreuses années, la diva noire, égérie de Jean-Paul Goude et reine du disco, a heureusement revu sa position pour se livrer au journaliste Paul Morley qui tire 560 pages passionnantes de ce récit de vie hors du commun, accouchant ainsi du passionnant Grace Jones – je n’écrirai jamais mes mémoires.
Une dynamiteuse de portails culturels et sociétaux
Car pour le coup Grace Jones se définit par le décalage constant, un véritable mode de vie qui ne supporte aucune contrainte, hormis la rigueur qu’elle-même s’impose dans le travail. Éternelle retardataire au point d’en faire une marque de fabrique, la Jones s’impose comme une dynamiteuse de portails culturels et sociétaux, éradiquant les citadelles morales avec une jubilation carnassière.
Une avant-gardiste sans concession
Dépassons l’attitude de guerrière largement exploitée par l’industrie musicale et cinématographique pour découvrir chapitre après chapitre une avant-gardiste sans concession qui mêle liberté de mœurs et droiture des engagements. Une véritable précurseure que cette artiste polymorphe au profil de créature mythologique, mannequin androgyne bien avant la vague transgenre, performeuse entraînant dans son sillage de drogues et de paillettes l’incroyable foisonnement créatif des 80’s.
Une artiste exceptionnelle
Foisonnement dont elle saura se soustraire pour explorer divers univers stylistiques, quand d’autres s’emmêleront sans retour possible dans les méandres du disco et de la funk. Le tout constitue un portrait d’artiste et de femme absolument exceptionnel, qui prime par sa modernité, et dont beaucoup aujourd’hui devraient s’inspirer.
Et plus si affinités ?
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